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mercredi 13 février 2013

Belvédère : Nicolas Miguet contre FRN, un seul gagnant, Abitbol ?

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Le quorum n'a pas été pas été atteint hier soir, lors de l'AGE qui devait décider de la transformation des créances FRN en actions, avec à la clé dilution de 83 % environ pour les actionnaires actuels.

La solution proposée est certes peu favorable aux actionnaires, mais quelle autre possibilité existe-t-il, alors que BVD depuis 2008 fait tout son possible pour se soustraire à ses engagements ? Et qu'elle a roulé les créanciers dans la farine, de fausses promesses en voltes-face ?

Etat des lieux : le quorum en 1ére AG est de 25 %. La minorité de blocage est d'un tiers (33,33% des votes permettent de s'opposer aux résolutions proposées).

Nicolas Miguet, qui a recueilli les procurations d'actionnaires minoritaires a annoncé plusieurs chiffres hier : 23,75 % des droit de vote, et presque 25 % du capital, sur le site de l'AMF.
A midi, sur son audiotel payant, il aurait 40 % des droits de vote, selon un abonné.
Le soir, il annonce à la presse plus de 30 %.
Impossible de savoir quel est le vrai chiffre, toujours est-il qu'il n'a apparemment pas envoyé les déclarations de procuration dans les délais à CACEIS,  (3 jours minimum avant l'AG, selon les conditions indiquées dans la convocation parue au BALO). Seuls donc sont pris en compte les actions préalablement déclarées par Nicolas Miguet, soit 2,5% (cf note).

Du coup, Nicolas Miguet se retire de l'AG.  Les autres actionnaires ne représentant que 21% environ (selon un actionnaire fiable présent à l'AG), le quorum n'est pas atteint, et l'AG reportée à une date ultérieure.

Et la suite ?   Miguet va pouvoir envoyer ses procurations lorsque la seconde AG sera convoquée. Si les autres actionnaires ne se manifestent pas, il représentera la majorité absolue. Et pourra mettre en oeuvre le plan dont il a proposé les grandes lignes sur le site de l'AMF : révocation des administrateurs, retour au pouvoir de Jacques Rouvroy  et nomination d'une nouvelle équipe (dont le peu crédible Bourbousson, maire de Beaucaire).  Mise à jour : le motif de refus de prise en compte des votes étant le non respect de l'obligation de déclarer une action de concert, Miguet ne pourra probablement représenter qu'une partie des actions, soit les 2.5 % qu'il a déclaré, plus ajustement en fonction des statuts, le cas échéant.

Quelle proposition de Miguet  ?  

  • une cession partielle du pôle vodka (dont BVD garderait la distribution !)  aux FRN en contre-partie de leurs créances. Rappel : la meilleure offre reçue en janvier  était de 310 millions d'euros pour l'ensemble du pôle ; la créance des FRN est de 478 M€.   A défaut, une cession sur le marché du pôle dans les trois ans, avec remise du prix de cession pour solde de tout compte. Et encore à défaut, nouvel étalement sur 10 ans de la créance.
  • Pour les autres créanciers, titulaires d'OBSA et fournisseurs : 33,33% payables cash ou étalement sur 10 ans.  Soit 100 M€ pour NM, contre 218 M€ selon l'expert chargé de s'assurer de l'équité de la solution initialement proposée par les FRN.
  • Une augmentation de la marge opérationnelle de 2 % actuellement (selon Miguet) à 10 % 
  • Une augmentation de capital de 100 M€ ouverte aux actionnaires. 
Pourquoi cela ne tient pas la route ?
  • Les fonds propres à fin 2011 sont négatifs à hauteur de 206 M€. Il faudra les reconstituer. Même avec un coup d'accordéon, cela implique au minimum un résultat net 2013 de 106 M€ (plus le montant des pertes 2012). A part des plus-value de cession on voit mal comment. Or la quasi-totalité des actifs sont nantis par les FRN, et la cession ne peut se faire sans leur accord.
  • On propose aux FRN de les "désintéresser" en totalité avec la cession partielle du pôle vodka, hors distribution. Cela vaut combien ? Encore moins que les 310 M€ annoncés en janvier. Alors qu'ils peuvent exiger la cession de la quasi-totalité des marques.
  • BVD s'était déjà engagée à payer ses créanciers sur 10 ans, dans le cadre de son plan de sauvegarde. Or elle n'a pas tenu ses engagements, et le plan de sauvegarde a été dénoncé. Et là, avec le même PDG, Jacques Rouvroy, il faudrait faire une nouvelle fois confiance?
  • L'augmentation de la marge : comment une équipe aux manettes pendant plusieurs années, qui a réussi à précipiter Belvédère dans le rouge pourrait subitement augmenter sa marge ? 
A priori, on ne voit aucune raison que Maitre Abitbol consente à un nouveau prolongement du RJ. La liquidation judiciaire est donc quasiment assurée, sauf surprise de dernière minute. 

Les actifs seront vendus au plus offrant, et  une partie significative des salariés risquent le licenciement économique. Les actionnaires ne retireront pas un sou et verront leur investissement réduit à néant, et les créanciers ne seront désintéressés que très partiellement, sans plus aucun espoir d'un hypothétique retour à la profitabilité de BVD.  Seul gagnant : le liquidateur, dont les frais sont prioritaires.

Beau boulot, Mesdames et Messieurs les actionnaires !

Et continuez-donc à suivre votre Gourou, dont on a appris hier par une déclaration de Me Abitbol en AG qu'il bouffait à tous les rateliers, en étant rémunéré par BVD pour "animer le cours" pendant que dans le même temps, il vous prodigue des conseils payants d'achat.
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(Note : mise à jour à 22H20) : selon une lettre aux actionnaires signée Jacques Rouvroy, et contenant une vidéo partielle de l'AG, le motif invoqué par Belvédère pour ramener les droits de vote à 2,5 % serait non pas l'envoi d'avis de procurations hors délais, mais la non-déclaration d'une "action de concert".  Et là, cela change pas mal de choses.  Puisque si cette décision s'avérait légale, l'interdiction de vote porterait sur deux ans. Ou "jusqu'à la vente des dites actions".  Mais est-ce vraiment légal ?  Il s'agit de savoir si un mandataire, ou "une personne qui procède à une sollicitation active de mandats" , est réputée représenter ou non des actionnaires minoritaires "agissant de concert".  Lors de l'adoption de la loi de régulation bancaire et financière (RBF), ce risque de dérive avait  été pointé du doigt par Pierre-Henry Leroy, de la société Proxinvest, dans un article du Monde. On est en plein dedans.   Autant on peut comprendre que les droits de vote de Nicolas Miguet soient réduits pour n'avoir pas déclaré son franchissement du seuil de 5%,  autant la position de Belvédère est moralement contestable, s'agissant des droits des actionnaires à se faire représenter.   Savoir si ce même argument pourra être resservi ou pas aux actionnaires dépend non seulement des article L233-7 , L223-9 alinéa 7  L223-10 et  L225-126 du Code du Commerce, mais aussi des statuts de la société.....  Le délais pour déclarer une action de concert est lui de 3 jours. Plus exactement , le franchissement de seuil doit être déclaré avant la clôture du 4ème jour de bourse où ce seuil a été dépassé.  Seuls les statuts peuvent prévoir que la privation des droits de vote n'est pas automatique, et soumettre éventuellement cette interdiction à la demande d'un autre actionnaire.   Bonne lecture.

vendredi 12 octobre 2012

Belvédère : Moncigale, société potentiellement rentable cherche repreneur d'urgence

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Petit retour sur Moncigale, après lecture de chiffres hallucinants découverts sur Boursorama, et confirmé par le Midi libre, dans son édition du 4 octobre.  Moncigale, en RJ depuis que BVD a essayé de s'en servir de paravent l'an dernier,  présentait donc un plan de continuation ce 2 octobre, puisque si la Cour d'Appel de Nimes a bien rejeté la tentative de confusion de patrimoine avancée par Belvédère, personne n'est revenu sur la transformation du plan de sauvegarde en RJ généré par cette tentative de sa grand-mère.

Moncigale présentait donc un plan de continuation basé sur un apurement de créances à hauteur de 7 millions d'euros. Difficile de savoir comment le chiffre a été arrêté, au vu des dettes et de l'actif circulant au 31 décembre 2011 (32 millions de dettes tout confondu, fournisseurs, Etat et 13 M€ à sa maison-mère incluse contre 33 millions d'euros d'actifs circulant dont 4,7 millions de trésorerie).  Mais je ne vais le contester, alors que le principe de la supposée cessation de paiement m'avait étonné.

Le problème de Moncigale n'est pas là. Son problème, c'est que que le montant des créances déclarées est évalué à 70 millions d'euros : 20 millions au titre des dettes courantes, 20 autres réclamés par Marie-Brizard (Ciel, quelle augmentation : MBRI aurait-elle avancé de nouveaux fonds en 2012, ou bien a-t-elle modifié le montant de ses intérêts ou prestations?). Mais surtout,  30 millions d'euros au titre du contrat Chamarré, dont dommages et intérêts pour rupture jugée abusive par ses dirigeants.

C'est quoi le contrat Chamarré?  Une vieille histoire. Chamarré était une société de commercialisation de vins tombée en RJ. Rachetée par Alain-Dominique Perrin, administrateur au sein du groupe Belvédère. Qui avait trouvé avec Moncigale un formidable exutoire pour assurer la survie de cette entreprise tout juste rachetée. Nul ne dit qu'il est intervenu à la signature du contrat de cession de marque. Ce sont probablement les dirigeants officiels de Chamarré qui ont proposé le deal  : "Nous mettons la marque à votre disposition, en contre-partie, vous nous garantissez tant de millions d'euros  de volume d'achat". Le monde est bien fait, quelquefois.  Bref, ce contrat aux clauses léonines, même s'il n'est pas la seule raison, a sans aucun doute participé fortement au renversement de tendance chez Moncigale. Qui est passée en quelques années d'un profit de 4 millions d'euros à des pertes récurrentes.  1,3 M€ pour 2011. C'était peut-être assez voyant, ou pas dans les objectifs du nouveau PDG officiel de BVD, KT,  pour que Maitre Fabre, l'administrateur judiciaire, y mette le holà peu après le redressement judiciaire de 2011. Et du coup, Chamarré demande 30.8 millions d'euros pour rupture abusive de contrat.  Faut les comprendre, aussi. Un contrat qui rapporte autant avec aussi peu d'investissement, c'est quand même un crève-coeur que d'y renoncer. Vous accepteriez, vous, qu'on vous sucre une rente sans contre-partie?  Il faut espérer que cette demande loufoque ne sera pas validée pour 1 centime. Car sinon, j'imagine bien les petits loulous de ma banlieue se retourner contre les flics qui les empêcheraient d'abuser "Y m'ont cassé mon bizness, M'sieur le Juge".  Car sinon j'imagine bien toutes les sociétés condamnées pour abus de position dominante se retourner contre ceux qui les ont condamné : "Rupture abusive de contrat, n'en plaise à  la Cour".

L'autre vrai problème de Moncigale, ce n'est pas son marché potentiel : 2011 a prouvé qu'il lui était possible de se développer à l'international, avec 90.000 hectolitre vendus en Chine, et reconduits sur 2012. Mais il est vrai que c'est une rupture par rapport aux années précédentes, où la commercialisation du Groupe BVD a été effectuée au détriment de Moncigale, si l'on en juge les déclarations du PDG de BVD qui voulait à tout prix prouver l'an dernier qu'il avait usé et abusé du patrimoine de Moncigale.  Prétentions rejetées par la Cour d'Appel de Nîmes en l'absence de preuves. Mais on ne demande qu'à le croire. Et si Moncigale doit s'en tirer seule, il faudra bien envisager une commercialisation digne de ce nom. Car son CA a quand même été divisé par 2 depuis sa reprise par BVD.

En dehors de l'appareil commercial, l'appareil industriel a lui aussi souffert d'un manque d'investissement. (des douches pour les salariés? Mais vous rêvez?).  Reprendre Moncigale, représente donc un investissement conséquent. Estimé par les délégués syndicaux, si l'on se fie à la presser locale, entre 5 et 15 M€.    Sous réserve que la déclaration de créances soit conforme au denier bilan.

240 emplois à la clé. Et un retour sur investissement peut-être rapide si l'on en juge ce dernier bilan finalement assez sain, et la gestion particulière de BVD. Mais voilà. A priori, il n'y aurait que jusqu'au 6 novembre pour se décider.  Dommage que les titulaires d'OBSAR, floués jusqu'à l'os, n'aient pas la possibilité de demander l'attribution de Moncigale et de la soulte nécessaire en échange de leurs 90 à 100 millions d'euros. Cela serait toujours plus rentable que de lointains BSA sur l'improbable Sobieski.  Mais si la vie est quelquefois bien faite pour certains, elle n'est pas toujours aussi simple.  Reste donc à espérer que parmi les deux candidatures évoquées, l'une d'elle aboutisse. 

lundi 30 avril 2012

BVD : résultats 2011 (non audités) 55 millions de pertes et 9 M€ d'Ebitda

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Les résultats 2011 de Belvédère viennent de paraître. En version allégée non auditée. Que dire? Cela ne s'arrange pas vraiment.

A première vue, c'est mieux : un EBITDA de 8,9 M€  versus 1,5 l'année précédente. Mais hélas!  Un résultat toujours aussi catastrophique, à 55 millions d'euros de pertes part du groupe, malgré les plus-values de cession sur  l'auto-contrôle revendu.  Reste à attendre les comptes définitifs, pour connaitre le résultat d'exploitation hors impact des opérations financières.  Et pour vérifier l'absence de ré-évaluation des marques MB éventuellement destinées à être vendues, si d'aventure il y avait eu une offre ferme.

Une bonne nouvelle malgré tout : les capitaux propres ne plongent que de 12 millions d'euros, en partie grâce au reclassement comptable des OBSAR en fonds propres, et à la même cession d'auto-contrôle (les titres auto-détenus viennent en diminution des capitaux propres - lorsqu'ils sont cédés, même sans plus-value, les capitaux propres ré-augmentent d'autant). 

Source :  Présentation résultats 2011 sur le site de Belvédère
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mercredi 25 avril 2012

BVD : La paille et la poutre

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Et c'est reparti pour un tour. Le PDG de Belvédère vient une nouvelle fois d'annoncer des cessions à venir. Qui devraient permettre de rembourser les créanciers. Ce n'est guère que la XXXème fois. Et l'annonce, comme d'habitude, s'est accompagnée d'une flambée du titre. Flambée un peu préparée, puisque lundi encore, cela poussait sec à la baisse. Le titre avait perdu 16% dans la journée, vite regagnés hier. Mais aujourd'hui, la façon dont l'annonce a été présentée a de nouveau permis tous les espoirs aux plus naïfs.

Car si aucune donnée n'a été donnée sur l'actif à vendre (Sobieski OU William Peel OU Marie-Brizard), ni sur le prix, le communiqué reprenait opportunément le prix record de l'acquisition de la vodka Pinnacle et du rhum Calico Jack annoncé il y a deux jours par Beam. 605 M$ (soit environ 460 M€).

Nicolas Miguet et les Echos se sont fait un devoir de rappeler que les volumes des ventes de Pinnacle et de Sobieski étaient équivalents : 3,2 millions de caisse pour la première, 2,9 millions de caisses pour la seconde. En oubliant juste de préciser un détail. C'est la base de calcul de la valorisation. Qui a été faite sur un multiple de l'EBITDA prévisionnel 2012. A 17 fois l'EBITDA, si l'on en croit JP Morgan.

Or l'EBITDA de Sobieski est négatif. Ce n'est donc pas cette marque qui va pouvoir ramener de quoi rembourser les créanciers (la dette étant affichée en révision à la baisse à 520 millions d'euros).

Marie-Brizard pourrait-elle être cédée à ce prix? Il faut se souvenir qu'elle avait été racheté 308 M€ en 2006, William Peel et Pulco, ses deux produits-phares, inclus. Or depuis Pulco a été cédé. Et le CA de Marie-Brizard n'a pas subi de farouche augmentation. Même en admettant que la somme Marie-Brizard et William Peel ait presque doublé, une telle vente signifierait que BVD ne pourrait guère compter que sur les vodkas Krupnik et Sobieski pour tenter de gagner de l'argent. Les vendeurs d'actions du jour pourront remercier le ciel devant des articles de presse si favorables. Et des apprentis traders prêts à voir leur paille aussi grosse que la poutre du voisin.

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mardi 3 avril 2012

BVD - Vente de Sobieski : prix et sources

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Décidément, les "investisseurs" sur l'action Belvédère devraient s'entrainer à rédiger sur Wikipedia, pour prendre conscience de ce que signifie "qualité des sources".

Aujourd'hui, le titre a repris plus de 15%, suite à une "news" faisant part d'un prix de cession de 650 M€ pour la marque de vodka Sobieski. Sauf que à creuser deux minutes, il n'y a pas vraiment de quoi s'emballer.

Que Sobieski soit à vendre, et que JMM mène les négociations, on le savait depuis quelques mois. Maintenant que dit la news?

Selon Le Magazine International Polonais la marque pourrait être acquise par la société Brown-Forman. Avec un gros point d'interrogation quand même puisque le nom a déjà circulé il y a quatre jours, et que le site titre :
La marque de vodka Sobieski rachetée par des américains ?

La vraie news, c'est le prix : 650 millions d'euros. Et qui l'a annoncé, ce prix?
Bruce Willis. Qui, sauf si j'ai raté un épisode, a été payé de ses prestations de publicité en actions Belvédère.

Vous ne voyez pas le rapport? Dommage.


PS : n'étant pas intervenue depuis longtemps sur ce blog, voici en rappel un article du 28 février sur le même sujet : La vodka de Bruce Willis mise en vente, le titre bondit en Bourse Et selon Fusacq, le même jour, Belvédère en espérait 100 M€ : BELVEDERE met SOBIESKI en vente Et une âme charitable en proposerait le quintuple? Ah ah ah.

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mardi 1 novembre 2011

BELVEDERE : plebiscite du statut quo en AG

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Suite à l'AG qui s'est tenue hier, le constat est accablant. Rien de neuf. La Direction affiche toujours comme leitmotiv "Nos marques valent 1 milliard, la cession de deux d'entre elles nous permettra de nous désendetter". Fermez le ban.

Le tout sous les applaudissements des actionnaires, petits et gros, qui ont voté les résolutions proposées à 99%, selon le Journal Sud-Ouest. Une bonne partie d'entre eux étant représentée par le sulfureux mais finalement très servile Nicolas Miguet. Quand aux questions de Colette Neuville, plus combative, les insultes ont servi de réponse.

Quid de la reconstitution des capitaux propres, négatifs à 186 M€? Rien. Or si un jour Belvédère veut sortir de la situation de redressement judiciaire, il faudra bien envisager la question, après avoir remboursé les créanciers...

L'actuel PDG n'est plus très concerné d'ailleurs. Son portefeuille d'actions non gagées a fondu comme neige au soleil, et il tire un maximum de revenus de Belvédère et de ses filiales.

Pour une synthèse, lire l'article "Belvédère toujours sur la corde"

. Et bon courage aux salariés.

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samedi 29 octobre 2011

BELVEDERE : revue du Web et mouvements sur le cours

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Pour les nostalgiques de Marie-Brizard et de Moncigale, qui savent ce que "Patron" veut dire, à lire sur http://www.rayon-boissons.com/Portraits/Eric-Brousse-President-directeur-general-de-Gabriel-Meffre-16456 une interview de leur ancien PDG, Eric Brousse. On peut comprendre qu'il était plus motivant de travailler avec un dirigeant qui menait son entreprise au succès, qui savait écouter et manager ses collaborateurs, plutôt qu'avec la bande de clowns pseudo-managers actuels.




Surtout quand on connait le brillant parcours de Erick Antony Skora, ancien des Pastis Bergers, et de retour aux manettes.







Côté cours de l'action Belvédère, on a assisté hier à de curieux mouvements : les volumes ont quadruplé par rapport à ces dernières trois semaines, et suite à ces échanges qui ont fortement augmenté dans l'après-midi, le titre a pris plus de 18%, pour cloturer à 33.00 euros. Délit d'initié, énième tentative de manipulation, ou simple emballement passager auto-entretenu?

A priori, on avait des échanges impliquant d'un côté un (des) gros intervant(s) avec en face une multiplicité de petits ordres. Voir sur Euronext ou ici le détail des ordres.

Un nouveau pseudo créé avant-hier, Golem_13, a fugacement fait état de la vente d'une des marques, "Sobieski restant tête de pont devant Marie-Brizard". A prendre avec beaucoup de pincettes, le dit pseudo, créé avant-hier, se révélant être un parfait enfumeur quand il tente de refourguer sa camelote sur Leadmedia Groupe, en prétendant que le RN redevient positif, alors qu'en réalité il passe en perte, malgré une croissance de 90% du CA du à une acquisition...

Rappel : AG de BVD ce lundi

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Edition du 13/02/2013 : à la demande Erik Skora, qui m'adresse par mail  une demande de purge de certaines informations dont il juge qu'elles ont un caractère personnel, demande faite au titre de l'article 40 de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, une phrase de l'article a été supprimée.

mardi 25 octobre 2011

BELVEDERE : revue du web - source sur les vodkas polonaises

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A découvrir, pour ceux qui le connaitraient pas déjà, le site parkiet.com.

Il regorge de données :

sur les classements des vodkas polonaises en valeur (Sobieski : 15ème rang mondial et 8ème rang en Pologne ; Krupnik 25 ème rang mondial, et devenu deuxième en Pologne), les hausses de prix prévues par Belvédère et CDEC cet été, sur la baisse prévue de 5% du marché de la vodka d'ici la fin de l'année et les hausses corrélatives de ventes de vin, de whyskies, et....d'eau.

Les arbitragistes pourront y suivre le cours de l'action sur le marché polonais.


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vendredi 14 octobre 2011

BELVEDERE : Décision de la Cour d'Appel le 1er décembre

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Les débats ont été très soutenus hier, lors de la séance de la Cour d'Appel de Nîmes, qui devait statuer sur la confusion de patrimoine Moncigale/Belvédère. La décision a été mise en délibéré au 1er décembre 2011.


On rappellera que le 6 décembre, une audience est prévue au Tribunal de Commerce de Nîmes pour faire un "point sur l'activité économique de l'entreprise, avec données économiques les justifiant, sur le renouvellement de la période d'observation ou à défaut liquidation judiciaire".



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mercredi 12 octobre 2011

BELVEDERE - Revue de Presse - Une synthèse sur l'AFP

Spiritueux: Marie Brizard, le verre de trop pour Belvédère

NIMES, 12 oct 2011 (AFP) - Par Pierre PRATABUY


Trois doses de dette, une de Marie Brizard, un doigt de vodka polonaise chère à Bruce Willis et un zeste de fonds d'investissement: les ingrédients du feuilleton Belvédère forment un drôle de cocktail pour le groupe de spiritueux en difficulté financière.

Dernier coup de théâtre, mardi: le remplacement du PDG historique Jacques Rouvroy, qui quitte l'entreprise pour "raisons personnelles", par son bras droit Krzysztof Trylinski, cofondateur du groupe.

Deux jours avant que la cour d'appel de Nîmes réexamine, jeudi, la validité de la sauvegarde de Belvédère, M. Trylinski a également annoncé la cession de deux marques, invitant les créanciers du groupe à négocier pour sauver ses 3.650 emplois, dont 750 en France.

Mais après trois ans de crise, ces derniers ne font plus confiance au propriétaire de l'anisette Marie Brizard, de la vodka Sobieski et du whisky William Peel, qui a cumulé 293 M d'euros de pertes nettes depuis 2008 et compte plus de 600 M EUR de dettes. Des montants qui n'ont pas empêché MM. Rouvroy et Trylinski d'augmenter leur rémunération en 2010.

A sa création en 1991, le groupe fait dans le packaging, flairant un marché pour l'alcool haut de gamme: ses bouteilles de vodka sérigraphiées font un tabac. Au tournant des années 2000, la Pologne privatise ses distilleries et Belvédère se lance dans la production.

Les difficultés commencent en 2006, quand il achète Marie Brizard en empruntant 375 M EUR sur le marché américain sous forme d'obligations à taux variable ("floating rate notes", FRN). Dès 2007, il revend deux marques dont Pulco à Orangina, pour racheter ses actions dans le cadre d'un conflit avec leur principal détenteur, CL Financial, un fonds de Trinidad et Tobago que le groupe sort de son capital.

"Ils se sont surendettés en payant Marie Brizard trop cher et en cédant aussitôt les actifs les plus rentables", déplorent les créanciers aujourd'hui.

Surtout, Belvédère viole des clauses de l'emprunt obligataire, qui prévoyait que l'argent de la vente d'actifs soit réinvesti ou serve à rembourser les détenteurs de FRN. Les agences de notation sanctionnent le groupe, la valeur de ses obligations perd jusqu'à 80% et son action chute en Bourse.

Des "rapaces", selon Belvédère, arrivent alors pour racheter de la dette à bas prix. Parmi eux, le fonds américain Oaktree Capital, qui possède une activité de vodka en Pologne et lorgnerait sur Sobieski, 7e marque mondiale dont l'acteur américain Bruce Willis fait la promotion depuis qu'il est devenu actionnaire de Belvédère fin 2009.

"Ils racontent une histoire qui les arrange pour gagner du temps", dément un porte-parole d'investisseurs détenant plus de 60% de la dette du groupe, dont Oaktree. "On s'en tient aux faits: ils ont bravé des interdits et les créanciers, qui n'ont rien perçu depuis l'été 2008, veulent être remboursés".

A cette date, Belvédère s'en remet à la justice: le tribunal de commerce de Beaune, où il a son siège, ouvre une procédure de sauvegarde. Fin 2009, un plan rééchelonne la dette sur dix ans, revente de Marie Brizard à la clef.

Fin 2010, le groupe peine cependant à honorer sa première échéance de remboursement et les créanciers lui reprochent de ne pas respecter ses engagements sur Marie Brizard. Ils l'attaquent en justice et la cour d'appel de Dijon met fin à la sauvegarde en juin 2011.

"On s'est fait enfumer sur le calendrier des cessions", dénonce M. Rouvroy.

Mais le feuilleton rebondit dans le Gard, où Belvédère obtient une nouvelle sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Nîmes, via une filiale de Marie Brizard, la maison de vins Moncigale. Le parquet a fait appel de cette décision, dans laquelle les créanciers ne voient qu'une "manipulation" pour sauver la holding sur le dos des filiales.

"On en a marre d'être ponctionné", déplore un délégué syndical chez Moncigale, où un emploi sur trois a disparu depuis 2007 et où on redoute désormais une faillite du groupe.

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BELVEDERE - Revue de Presse. Interview de KT dans le Midi-Libre

Mensonges et cynisme sont toujours au RDV, dans cet interview que K. Trylinski a accordé au Midi-libre :



Morceaux choisis :

"Cette procédure permet enfin d'amener nos chers créanciers à la table des négociations. Ils ne peuvent plus fuir"

Réellement? Ils n'avaient pas déjà négocié dans le cadre du premier plan de sauvegarde, en acceptant l'étalement de leurs créances?

Ils n'avaient pas déjà accepté le second round de négociations sous l'égide du TC de Dijon? Négociations que le même K Trylinski s'est empressé de rompre en plaidant pour une confusion de patrimoine avec Moncigale?


"Aujourd'hui, mon salaire est de 360.000 par an, et on a eu une prime de 200.000 euros sur 3 ans"

Je veux bien que 360.000 euros soit par la part fixe, mais la prime sur 3 ans, c'est incompréhensible. Les rémunérations des deux années précédentes était déjà de 420.000 euros. La différence c'étaient des primes sur 0 avant Jésus-Christ?

Peu importe. Plus de 35% d'augmentation en 2011, on a du mal à en comprendre les justifications économiques vu les résultats peu brillants en termes financiers et de suppression d'emploi. (-12% de salariés cette année).




"On n'a jamais licencié à Moncigale".


Là, ce n'est pas du mensonge. Juste du cynisme. Car il y a d'autres moyens que les licenciements pour supprimer des emplois. Lorsque les syndicats disent qu'un tiers des emplois a été supprimé, je veux bien les croire sans aller vérifier dans l'historique des comptes. Car entre les gens écoeurés par l'arrivée de la nouvelle Direction , et qui ont démissionné, et les CDD non renouvelés, on est pas loin du compte.


"Nous ne sommes pas spéculateurs, mais des industriels"


Mouais... Sauf qu'un industriel, il ne passe pas son temps à spéculer sur le cours de ses propres actions. BVD, rien que pour 2010, c'est pour 12 M€ d'actions achetées, et 16,7 M€ d'actions vendues.... Et une condamnation de l'AMF pour manipulation de cours.

Non Monsieur. Un industriel, avec l'argent de sa société, il paie ses créanciers.



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mardi 11 octobre 2011

BELVEDERE - Démission de Jacques ROUVROY : c'est officiel!

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Attendue depuis juin, et annoncée ici, la démission de Jacques Rouvroy vient d'être officialisée. Non pas sur Infogreffe (c'est un peu tôt), mais l'information a été diffusée sur BusinessWire. La cession de deux marques (dont Sobieski?) est aussi confirmée.

Voici le texte :
11/10/11 07:00 Krzysztof Trylinski nommé PDG de Belvédère

Krzysztof Trylinski nommé PDG de Belvédère

Le conseil d'administration de Belvédère (Paris:BVD) [Euronext Paris : BVD] a décidé de nommer Krzysztof Trylinski au poste de Président-Directeur Général du groupe. Il prend la succession de Jacques Rouvroy, qui quitte l'entreprise et les mandats qu'il y exerçait, pour des raisons personnelles.

Krzysztof Trylinski, 51 ans, a étudié à l'école Polytechnique de Varsovie. Il est le cofondateur de Belvédère en 1991. Il y a notamment créé les marques Chopin, Belvédère et Sobieski. Il était Directeur Général depuis la création de l'entreprise, qui compte aujourd'hui 3.650 salariés dans le monde, dont 750 en France.

Placée sous la protection de la justice commerciale depuis le 21 septembre 2011, Belvédère entame une nouvelle phase de changement. La mise en place d'un nouveau management est un signe fort envoyé tant aux salariés qu'aux clients ainsi qu'aux partenaires de l'entreprise.

Krzysztof Trylinski, Président-Directeur Général de Belvédère, déclare : « Mon premier geste en qualité de PDG va vers nos créanciers, que j'invite solennellement à venir s'asseoir à la table des négociations pour le bien de l'entreprise et la préservation de ses emplois. Mon objectif prioritaire est de désendetter Belvédère. Cela sera rendu possible rapidement par la cession prochaine de deux marques ». Il ajoute : « Je veux que nous nous concentrions sur le c?ur de métier de Belvédère sur lequel il s'est construit internationalement : créer des marques de spiritueux haut de gamme et mondiales ». Krzysztof Trylinski précise : « Face à une dette de 500 millions d'euros, nous affichons un portefeuille de marques qui est valorisée 1 milliard d'euros minimum ». Il conclut : « Je demande à nos créanciers, Oaktree Capital Management -propriétaire de notre concurrent en Pologne- en tête, de bien vouloir négocier une sortie honorable de cette crise que nous subissons avec nos salariés depuis 2008 ».

Afin de renforcer immédiatement la gouvernance, le management de Belvédère proposera à l'assemblée générale mixte du 31 octobre 2011 la nomination d'Erick Antony Skora au poste de Directeur Général Délégué.

Rappels

Au mois de juillet 2011, Monsieur Luc Demarre a démissionné de ses fonctions d'administrateur.

Le 17 septembre 2011, Monsieur Xavier Paper a également démissionné de ses fonctions d'administrateur.

Le 20 septembre 2011, le Conseil d'administration a proposé de nommer à titre provisoire, Madame Katarzyna Paczesniak, en remplacement de Luc Demarre, démissionnaire. Cette nomination sera soumise à l'approbation de l'assemblée générale mixte du 31 octobre 2011.

Lors de la séance du Conseil d'administration du 5 octobre 2011, Monsieur Jacques Rouvroy, Administrateur, Président du Conseil d'administration et Directeur Général de la Société, a démissionné de l'ensemble de ses fonctions. Le Conseil d'administration du 5 octobre 2011 a donc aussitôt décidé de pourvoir à son remplacement, en nommant Monsieur Krzysztof Trylinski, auparavant Directeur Général Délégué, au poste de Président du Conseil d'administration et Directeur Général en remplacement de Monsieur Jacques Rouvroy. La nomination de Monsieur Erick Antony Skora, 52 ans, au poste de Directeur Général Délégué en remplacement de Monsieur Krzysztof Trylinski sera proposé à l'assemblée générale mixte du 31 octobre 2011.

Guillaume Foucault

guillaume.foucault@fd.com

Tél. : +33 1 47 03 68 10

Copyright Business Wire 2011


.Quelques questions naïves :
1. N'était-ce pas K. Trylinski, alors déjà seul seul aux commandes ("c'est moi qui décide de tout" avait-il déclaré au TC de Nîmes) qui avait fait capoter les négociations avec les créanciers demandées par Jacques Rouvroy au TC de Dijon?

Comme relaté dans l'article "BVD prend les Juges et ses créanciers pour des idiots"

2. Sachant qu'il y a 600 Me de dettes diverses, que quasiment toutes les marques sont nanties, qui va vouloir acheter Sobieski et l'autre marque? Alors que pour un créancier, il suffit d'attendre la LJ de Belvédère?

3. Est-ce que Monsieur Trylinski, en faisant cette annonce l'avant-veille de l'audience en Cour d'Appel, alors que la décision était prise depuis plusieurs mois, pense impressionner les Juges?

4. Est-ce que le montant des indemnités accordées à Jacques Rouvroy figurera bien dans la liste des conventions réglementées à la prochaine AG? On a vu que déjà deux avaient omises : l'acquisition par SVI des titres Prologue détenus initialement par J. Rouvroy, et les transactions avec la société dont ADP est le principal actionnaire. Quid des indemnités? Je suppose que KT prétendra qu'il était trop tard pour intégrer cette convention?

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vendredi 7 octobre 2011

Ze big Scoupe : Sobieski vaut 10 milliards d'euros selon Bruce Bousson

Bonsoir,

Les comptes 2010 viennent de paraitre à l'instant.Pour ceux que la lecture des 205 pages rebuteraient (610 pages avec les pages blanches intercalaires en ce qui me concerne), un gros tuyau :

Rien à fiche des problèmes comptables des créanciers. Car si BVD a 375 Me de dettes*, ON S'EN FOUT. Puisque selon Bruce Bousson, alias Monsieur le Maire de Beaucaire, la valorisation de la marque Sobieski est de 10 milliards d'euros. Avec la différence, (9 milliards virgule 625 millions d'euros si je compte bien), Monsieur le Maire va créer 80 emplois.

Déjà, je sens grandir la concupiscence parmi les chômeurs de la ville. Qui pourraient penser que, plutôt que d'investir ladite somme pour avoir procurer auxdits chômeurs le plaisir ineffable d'aller se casser le dos et plier l'échine devant les nouveaux notables, ils préféreraient encore se partager la somme, la placer à la caisse d'épargne : en arrondissant au plus bas, cela fait quand même 100 millions d'euros par salarié. A raison de 1% annuel (et c'est donné), voilà de quoi gagner 1 million d'euros par an en touchant les intérêts, sans négocier. Quand je pense qu'il y en a qui BOSSENT pour SMIC + 20% !

Allez, assez rêvé. Juste pour les autres (certains actionnaires), voici la source. Quelques secondes d'interview qui se méritent. Car il faut attendre 4 minutes 45 avant d'entendre LA REVELATION de Bruce Bousson. C'est ici :

http://www.raje.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=9796:entretien-de-la-redaction-les-temps-forts&catid=93:entretien-de-la-redaction&Itemid=209


Quand aux pisse-froids de mon genre qui voudraient zyeuter les comptes, c'est ici :
http://www.belvedere.fr/pdf_fr/page%20blanche_384e8f0e1a538a1.pdf




*PS : les 375 millions de dettes résultent d'un raccourci de Monsieur le Maire. En réalité c'est beaucoup plus. Plutôt le double. Mais faut pas chipoter. 375 ou 600 millions d'euros, c'est quoi la différence par rapport à 10 milliards d'euros pour la seule marque Sobieski?

samedi 1 octobre 2011

Moncigale : solidarité vigilante des Coteaux d'Aix

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A lire sur la revue Internet "La Vigne", le souci affiché du syndicat des Coteaux d'Aix de maintenir ses approvisionnements à Moncigale,(qui représente plus du tiers de sa commercialisation) tout en renforçant les mesures financières lui permettant de s'éviter les déboires d'impayés : paiement d'avance du HT, clause de réserve de propriété, échéancier de TVA et des cotisations interprofessionnelles.


Rigoureux financièrement pour Moncigale, mais sans doute la meilleure solution, quand on apprend comment l'Administrateur Judiciaire, Maître Olivier Fabre, gérait les fonds recueillis en attente d'affectation : en 1998, suite à une enquête parlementaire sur le fonctionnement des Tribunaux de Commerce, le responsable de la CDC en charge du recueil de ces fonds avouait à la Commission d'enquête que, sur toute la France, le plus gros déposant était Maîtres Fabre et Pernaud-Orliac, donc les comptes détenaient plus d'un milliard de francs, suite à une affaire toujours pas réglée.

Par ailleurs, ce mandataire s'est illustré dans une affaire(Montlaur) où le montant des honoraires excédait quelquefois le montant des sommes qu'il était chargé de recouvrer :
A Montpellier, le dossier de la faillite des supermarchés Montlaur vient de rebondir à l'initiative de leur ancien patron, Michel Montlaur. Après quatre ans de procédure, la cour d'appel de Montpellier a ordonné que sa plainte soit enfin instruite. Il accuse l'administrateur Olivier Fabre et le mandataire Philippe Pernaud de s'être entendus avec Michel Fromont, l'ancien président du tribunal de commerce, pour saucissonner le dossier en 37 redressements afin de multiplier leurs émoluments. Exemple : « Sur une créance d'un montant de 394 000 euros, ils ont réussi à facturer 760 000 euros d'honoraires ! » s'exclame Me Job, avocat de Montlaur. Au total, Pernaud et Fabre, qui n'ont pas souhaité s'exprimer, auraient facturé 6,7 millions d'euros d'honoraires, sans compter 3 millions de frais d'expertise et de procédure. Autant d'argent en moins pour les créanciers de Montlaur, souvent des petits fournisseurs. Certains ont dû déposer leur bilan, faute d'être remboursés à temps.

En 2004, dan l'affaire d'Airlib, Maitre Fabre était épinglé par Libération pour sa curieuse conception des intérêts de la société qu'il administrait, et des priorités qu'il accordait au versement de nouveaux salaires d'un ex-dirigeant...


Voilà pour les créanciers de Moncigale. Quand aux actionnaires, à ce tarif-là, et si le RJ n'est pas annulé, ce serait un miracle qu'ils retrouvent 15 euros sur une action qui cote en ce moment autour de 30 euros. Finalement, il n'est pas exclu, une fois payés les frais de justice, honoraires du RJ, et autres créanciers, qu'ils n'aient que leurs yeux pour pleurer. Mais ils auront été prévenus.


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mardi 27 septembre 2011

SVI - PROLOGUE - Vous avez dit "confusion de patrimoine"? Ou quand les actifs de Belvédère sont utilisés pour racheter les actions pourries d'un Dirigeant

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Cette histoire de confusion de patrimoine entre Belvédère et sa sous-filiale Moncigale n'en finit pas de m'interpeller. Au point que je me demandais ce qu'il en était des filiales françaises sans activité économique réelle, et dont le seul rôle était de détenir des titres de Belvédère.

J'ai donc commencé à regarder la première d'entre elle, SVI, créée en 2009 à seule fin initiale de porter les titres d'auto-contrôle que Belvédère n'avait pas le droit de détenir. Et en consultant infolégale, j'ai vu qu'elle était actionnaire d'une autre société dont le nom qui me disait quelque chose, mais quoi?

"PROLOGUE". Société qui a conclu récemment un accord commercial avec STS Group, que je suis par ailleurs? Oui. Mais quel rapport?

"PROLOGUE" : Jacques Rouvroy condamné par l'AMF pour délit d'initié, en juin 2009, pour avoir revendu une petite partie des actions qu'il détenait, en apprenant en avant-première la cessation de paiement de l'entreprise? Tiens donc. Je pensais que le sieur Rouvroy avait revendu le solde de ses titres depuis longtemps? Et bien en quelque sorte, oui. Mais pas forcément depuis très longtemps.

Si l'on regarde la dernière déclaration de franchissement de seuil connue de Jacques Rouvroy, celui-ci détenait en janvier 2007 10.74% du capital, soit directement, soit via son "groupe familial" incluant notamment son épouse et la Financière du Vignoble. Participation qui devait être portée à 39% après augmentation de capital.

Depuis, silence radio sur le site de l'AMF. Et pourtant, le PDG de Prologue fait état, au 30/09/2010, de deux actionnaires : Financière du Vignoble pour 4.61% du capital. Et SVI pour 21.29% du capital, soit plus de 1 million d'actions pour cette dernière.

Où est le problème, demanderont quelques petits actionnaires ravis de se faire rouler dans la farine? Le problème, c'est de savoir comment, quand et à quel prix s'est faite cette transaction. Et notamment si SVI a acquis ces actions à des conditions normales de marché ou pas. Car utiliser l'argent d'une société pour faire racheter des titres détenus en propre par un de ses dirigeants minoritaires est, sauf preuve du contraire, hautement suspect. Surtout quand l'action de la société en RJ cotait dans les plus bas des 3 dernières années. Et surtout quand la société acquéreuse utilise la trésorerie d'un Groupe sous plan de sauvegarde, qui peine à payer ses créanciers.

Quand? Après fin 2009 (puisque cette participation n'apparait pas dans les comptes de SVI) et avant fin septembre 2010. Mais plus précisément? 21% du capital qui change de main, cela doit laisser des traces, si l'acquisition s'est faite sur Euronext?

Manque de chance, sur cette période, le total des transactions enregistrées sur Euronext ne porte que sur 416.093 titres. Et les actions étant inscrites au nominatif, il est probable que la cession se soit faite via un simple jeu d'écriture dans les livres d'actionnaires de la société Prologue. Et donc le prix, faute de déclaration à l'AMF, ne sera jamais connu du grand public, sauf action particulière d'un créancier ou de l'AMF, ou encore si BVD donne l'information dans ses prochains comptes.


SVI, initialement SAS, ayant adopté entre-temps le statut de société en nom collectif, il est probable que de son côté elle ne publiera plus de comptes.


De là à penser que Jacques Rouvroy a utilisé la trésorerie du Groupe pour vendre ses titres à un prix supérieur à celui du marché, il n'y a qu'un pas. Car sinon, pourquoi ne pas céder les titres directement sur le marché?


Entre-temps, le cours de l'action a remonté, et le PDG de Prologue indique que SVI et la financière du Vignoble ne ferait plus partie de son actionnariat. Mais cela fait un peu désordre : certes JR et SVI ont déjà été condamnés dans une affaire plus récente par l'AMF pour n'avoir pas déclaré les franchissements de seuils d'auto-contrôle de BVD. Certes, SVI a subi un rappel à l'ordre du TC de Dijon pour déposer ses comptes. Certes, la morale des affaires semble une notion interprétée d'une façon tout à fait particulière par le Groupe Belvédère. Mais quand même....



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Pour en revenir à ma question initiale sur "Pourquoi, alors qu'il a demande de confusion de patrimoine entre Belvédère et Moncigale, cette demande de confusion n'a t elle pas été faite pour SVI?", aucune explication qui tienne la route : Mêmes dirigeants, absence d'autonomie financière, absence de gestion autonome...

Si vous avez une idée, je suis preneuse. Encore que, tant que il ne vient pas à l'esprit de l'une des deux sociétés actionnaires de céder des titres à un tiers, dirigeant actuel ou autre, ET tant que sobieski sarl reste propriété du Groupe, les intérêts des créanciers et des actionnaires sont préservés, n'est-ce-pas?

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Quelques éléments sur la société, en date du 31/12/2009, tels que publiés le 11 juillet 2011 :

SNC enregistrée sous le Siren 512039629 auprès du TC de Dijon (tiens, ils n'ont pas pensé à la faire déménager, celle-là?)
Capital de 40.000€, dont 20.000 € non libérés
Détenue à hauteur de 99.99% par la société Sobieski sarl, filiale de BVD dirigée par Madame Katarzyna PACZESNIAK, et à hauteur du solde (1 action) par Sobieski Spolska ZOO, dirigée par Monsieur Krzysztof TRYLINSKI.

La société elle-même a pour gérante Katarzyna PACZESNIAK

Dettes financières de 27,2 M€ (prêt intra-groupe rémunéré, les intérêts générant l'essentiel de la perte de 734 K€)
Actif composé quasi exclusivement de titres Belvédères, avec une valeur de marché de 20.9 M€, comptabilisés pour 26 M€ au bilan, la société bénéficiant d'une option de vente à Belvédère (autrement dit, Belvédère s'est engagée à lui racheter les titres à ce prix si l'évolution du cours était défavorable).

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NOTA : concernant la Financière du Vignoble, j'ai un peu de mal à comprendre si elle est propriété exclusive de Jacques Rouvroy, et donc si le raisonnement ne s'applique pas aussi à elle, ou si elle est partiellement détenue par le Groupe Belvédère, auquel cas l'analyse pourrait être légèrement différente. On notera seulement qu'elle ne fait pas partie de la liste des filiales et participations déclarées par le Groupe dans ses derniers comptes publiés (2009), mais qu'elle bénéficie toutefois d'une avance en compte-courant de ce même Groupe.



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lundi 26 septembre 2011

BVD : la lettre de démission d'un administrateur

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A l'ordre du jour de la prochaine AG de Belvédère, on notera, entre autres points tout aussi importants, tels que le quitus à donner aux administrateurs pour une perte sociale de 25 M€, le remplacement par une dame d'origine polonaise d'un administrateur, Luc Demarre. Voici la lettre de démission de ce dernier, adressée le 8 juillet à Jacques Rouvroy :




Résumé : 1 seul Conseil d'Administration en 8 mois,avec prière d'attendre deux mois de plus malgré les urgences ; aucune information aux administrateurs sur le subit changement de stratégie juridique ; et des "changements d'équilibre" entre rôle accordé au PDG et celui accordé au DDG, "sans que les Administrateurs n'aient été consultés ni même informés".

Il est vrai que cela fait beaucoup. Mais gageons que la nouvelle Administratrice saura se montrer beaucoup plus accommodante. Pour peu qu'elle en ait le temps.

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vendredi 23 septembre 2011

Belvédère envisagerait la cession de la marque Sobieski

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Pour se tirer d'affaire, Belvédère envisagerait la cession de sa marque de vodka-phare, Sobieski. La production serait reconditionnée sous une nouvelle marque, Polonia.

Le sort de la vodka Krupnik n'a pas été évoqué.


Si la vente se finalise, la rentrée de cash permettra à Belvédère d'honorer une part importante, voire la totalité de ses créances. A noter que la marque est nantie par les FRN.

Ne se poserait plus alors que le problème de la rentabilité de la nouvelle marque. Car si Sobieski a vu rapidement ses parts de marché augmenter, c'est au prix de campagnes de promotions incessantes et au détriment de la rentabilité. Dans ces conditions, il serait illusoire d'envisager une production au même niveau que la Sobieski pour la Polonia.

Par ailleurs, le nom final restera à affiner, puisque la marque Polonia est déjà distribuée dans le monde, et la "Pro Polonia", distillée à Polmos Lancut, était jusqu'ici distribuée en France par France-Boissons.

jeudi 22 septembre 2011

Belvédère et Moncigale en RJ : nouvelles surprises de la Justice consulaire

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Ainsi, Belvédère et Moncigale ont été mises en RJ mardi, dans une procédure conjointe. A la demande du représentant des créanciers, Maître Torelli, et de Maitre Olivier Fabre, l'Administrateur Judiciaire devenu proche des dirigeants (dont il ne dédaigne pas les invitations à dîner).


En dépit de toutes les manoeuvres auxquelles se sont livrées les dirigeants pour échapper à leur créanciers, ils conservent la main sur la gestion des deux sociétés, Maitre Fabre n'intervenant qu'au titre de "l'assistance aux dirigeants".

Désormais, Krzysztof Trylinski et Erick Antony SKORA assurent donc les commandes (Ils ont été nommés respectivement Président et DG du Groupe lors d'un CA tenu mardi, Jacques Rouvroy ayant été remercié pour ses bons et loyaux services, avec une à la clé une indemnité potentielle dont le montant n'a pas été officiellement communiqué).

Quelles raisons d'espérer pour les salariés de Moncigale? Elles sont très maigres. Un tiers des emplois a déjà été détruit depuis 2007. Même si la Cour d'Appel de Nîmes, dans sa séance du 13 octobre, rejette la confusion de patrimoine qui a mené à cette situation, cela ne changera pas grand chose pour Moncigale. Qu'elle soit sous RJ ou sous plan de sauvegarde. Puisque dans les deux cas, les dirigeants restent les mêmes, Jacques Rouvroy mis à part. Car c'était les deux polonais qui tenaient les rênes jusque là. Même si il fallait bien un français pour assurer le rôle de potiche.

Et ces dirigeants ont fait la preuve jusqu'ici de leur carences en matière de gestion pour l'ensemble du Groupe : pertes abyssales (179 M€ en 2009 pour le Groupe Belvédère), destruction d'emplois en France, et mépris total des créanciers. Sans parler des abus de bien sociaux ouvertement revendiqués devant le Tribunal de Commerce en ce qui concerne Moncigale. Ni de ceux auxquels ils se sont livrés concernant Marie-Brizard (car comment analyser autrement le cadeau de 100 M€ qu'ils se sont fait, en omettant de déclarer sa créance à leur encontre?). Ni de ceux qu'ils ont commis juste avant la mise sous sauvegarde de Moncigale : pourquoi la marque de vins moribonde, rachetée Alain-Dominique Perrin, Administrateur, est-elle favorisés dans la commercialisation plutôt que celles de Moncigale, et dans des conditions ruineuses pour cette dernière?

Il y a d'autres questions, mais qu'importe, si les dirigeants continuent à avoir les pleins pouvoirs pour finir de ruiner la société?


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L'analyse du jugement qui a confirmé la conversion en RJ fait ressortir quelques points étonnants :

1. Concernant le caractère suspensif de l'Appel : cette hypothèse vole en éclat, le procureur MASSIP ayant pris la peine de préciser "que l'appel du parquet n'a pas d'effet suspensif la jurisprudence est constante à ce sujet (courrier du parquet général du 20 juillet 2011) donc le Tribunal de Commerce de NIMES peut trancher".

Curieux. Car l'article 661.1 précise bien que "II.-L'appel du ministère public est suspensif, à l'exception de celui portant sur les décisions statuant sur l'ouverture de la procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire", et en l'occurrence, l'appel portait non pas sur la décision de mise sous sauvegarde de l'une des sociétés, mais sur le jugement de confusion de patrimoine. Mais bon, puisque le Parquet l'écrit, on supposera qu'il est au fait de la Jurisprudence !


2. Concernant la procédure de conciliation demandée au TC de Dijon, et avortée :
Attendu que Monsieur TRYLINSKI, Directeur Général de la SA BELVEDERE, a fait part de ses excuses au Tribunal quant à la procédure de conciliation lancée par un associé dont il n'était pas au courant"

Ben oui! "un associé"- et on suppose que pour pouvoir agir, ce n'était pas un boursicoteur lambda, ni même Bruce Willis, mais un associé doté des pouvoirs de représenter la société, du genre, le Président. Et ainsi, le Président de Belvédère aurait demandé une procédure de conciliation dans le dos de son Directeur Général? Quelle pétaudière. Comme dit ma grand-mère "Faut y vouèrre pour y croièrrre"! Contrairement à moi, qui a passé mon enfance de l'autre côté du Rhône, ma grand-mère est bourguignonne, ce qui explique l'accent.


3. Concernant l'éventuelle cessation de paiement de Moncigale : accrochez-vous bien sur le raisonnement, car :
- lors de la demande de procédure de sauvegarde, Moncigale a fait état d'un actif disponible à hauteur de 39 551 000 euros pour un passif échu et à échoir de 31 145 000 euros, dont 13 497 OOO euros de compte-courant à Marie-Brizard et 18.166.000 de stocks.
Première erreur. Ni le compte-courant de Marie-Brizard, passif à échoir et non exigible puisque celle-ci a dit ne pas en demander le remboursement, ni les stocks, qui ne constituent pas un actif disponible, n'étaient à déclarer. Elle aurait du déclarer 21.385 K€ d'actif disponible, et, au maximum, 17.648 de passif exigible (au maximum, car on ne sait pas s'il y a d'autres sommes "à échoir" en sus du compte-courant). Soit 3,5 M€ de trésorerie disponible à court terme.

- Maitre Fabre a demandé un audit financier à un cabinet spécialisé, Eight Advisory. Et en conclut que "la SAS Moncigale n'a pas de souci de trésorerie jusqu'à la fin de l'année". Et qu'il convient donc de prononcer la conversion en règlement judiciaire. (Sorry, Maître, je n'ai pas compris la logique).

- Maitre Torelli, le représentant des créanciers, conclut lui, que puisque les stocks n'étaient pas à inclure dans les actifs, "il est donc certain que la SAS Moncigale est cessation de paiement au sens de la loi dès l'ouverture de la procédure". Maître, et si vous enleviez les passifs à échoir qui eux non plus n'ont pas à être déclarés?

- Un avocat, Maitre Chabaud, "affirme l'absence de rupture de caisse et qu'aucun créancier n'a pas été réglé au jour de la déclaration de sauvegarde". Mais il anticipe sur la décision de la Cour d'Appel, et conclut que "la cessation de paiement de la SA Belvédère entraine, suite à la confusion de patrimoine des deux sociétés, la cessation de paiement de la SAS Moncigale, les procédures étant indissociables". Heu.... Maître, il n'y avait pas un appel sur cette confusion de patrimoine?

- Dernier mot au procureur : il dit partager l'analyse de Maitre Torelli.

Conclusion : le Tribunal constate la cessation de paiement de Moncigale, et fixe au 14 juin 2011 la date de cessation de paiement.



4. Concernant l'état de cessation de paiement de Belvédère elle-même, peu de surprise, puisque dès lors que la résolution du premier plan de sauvegarde avait été prononcée par le TC de Dijon, il était clair que sans négociations, ils n'avaient pas les moyens de payer leurs créanciers. Par contre, les PP titulaires d'OBSA qui comptaient, suite à la décision de la Cour d'Appel, voir enfin débloquer les sommes consignées au titre de dividende et dont le règlement avait été annoncé à grands coups de communiqués de presse vont devoir déchanter. Car que prévoit l'Administrateur pour pallier aux problèmes de Trésorerie de Belvédère?

"Que la SA Belvédère puisse récupérer les fonds qui sont les siens, actuellement détenus par les anciens Commissaires à l'exécution du plan (une assignation est prévue devant le Tribunal de Commerce de Nîmes) et que le Tribunal l'autorise à pouvoir alimenter ses filiales selon des modalités à définir".

Sur ce point, j'avoue mon ignorance. Je pensais que la somme destinée aux créanciers n'était consignée que dans l'attente de la décision de la Cour de Cassation sur la validité de la part des FRN. Et que la Cour de Cassation ayant reconnu les créances, FRN comme titulaires d'OBSA auraient pu en espérer le versement. Mais il semble que Belvédère pourra en retrouver la libre disposition. Je vois d'ici là les commentaires sarcastiques des actionnaires : "on vous a bien eu, les créanciers! Cela vous servira de leçon d'avoir tenté de vous enrichir en prêtant de l'argent à BVD!".

Ne vous réjouissez pas trop vite, petits spéculateurs : car si la cotation de l'action est maintenue, c'est bien pour permettre d'écouler l'auto-contrôle, comme l'atteste l'autre source de financement prévue par l'Administrateur :
"Que le Tribunal autorise la SA Belvedere, sous la condition du maintien de la cotation en bourse, à procéder à des cessions de l'auto-contrôle pour restaurer également la trésorerie de ses filiales, et conforter ainsi par la production les actifs du groupe".

Quand à la cession éventuelle de marques, il n'en n'est pas question dans les solutions avancées dans ce jugement.

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lundi 19 septembre 2011

Pourquoi ceux "qui ne croient pas" à Belvédère sont-ils présents sur le forum Boursorama?

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A l'un des intervenants, nobch, qui posait cette question, j'avais fait samedi une réponse. Celle-ci ayant été effacée, la revoilà ici (il y en a qui n'ont toujours pas compris que la censure était stupide!)


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"pourquoi tout ceux qui ne croient pas à BVD restent sur ce forum à perdre leur temps, faut être maso !, ou alors faire parti de certains créanciers qui veulent la peau de BVD pour se remplir les poches. "


Non, il n'est pas nécessaire d'être maso. Il y a des gens qui se payent des séances de cinéma pour assister à des histoires à suspens, alors que ici c'est gratuit. Il y a même des personnages (baco12, baidu, Alchris) auxquels on ne croirait même pas si on les voyait au cinéma. On se dirait "Mais que ce réalisateur est nul! Cela ne peut pas exister, des crétins pareils!". Or si. Ils existent.

De la même façon, si un réalisateur nous imposait la saga des aventures juridiques de BVD, personne n'y croirait non plus. J'imagine d'ici les critiques "scénario trop improbable - en voulant dénoncer les abus du capitalisme, l'auteur a affaibli son propos en forçant trop le trait : à partir d'une description assez réaliste d'événements juridiques intervenant dans la vie des affaires, il a monté un scénario a priori prometteur. Malheureusement, la répétition à l'envie des épisodes juridiques devenant de plus en plus improbables, traduit au final un manque d'imagination, et aboutit à l'affaiblissement du ressort dramatique, qui s'épuise. Dommage, car l'histoire était initialement séduisante. Le film est à réserver aux jours de pluie, pour les seuls militants anti-capitalistes qui voudraient se conforter dans leurs opinions. Pour les autres, autant s'abstenir : on n'y croit pas".



OUI. Sauf que là, on n'est pas au cinéma. C'est la vraie vie. Pour revenir à ta question "Pourquoi tous ceux qui ne croient à BVD restent sur ce forum", quelques éléments :

Tout d'abord, il y a deux acceptations du sens "croire à BVD". Cela peut vouloir dire :

- croire à une hausse du cours durable, car la société serait rentable - c'est le lot notamment de quelques actionnaires comme toi.

- croire que même si la rentabilité n'est pas au rendez-vous cette année encore, et le cours baisse, il faut espérer qu'elle survivra, et que le Groupe pourra honorer ses dettes, ses salaires, les emplois et les débouchés. C'est le lot des fournisseurs, d'une majorité de salariés, et de tous les créanciers en général. Aucun créancier ne peut souhaiter que BVD aille à la faillite, car si c"était le cas, ils auraient tout à perdre. Qu'ils soient fournisseurs, producteurs, acheteurs, détenteurs de FRBN ou d'OBSA. Sans parler du fisc, de l'URSSAF, et de tous ceux qui contribuent aux finances de ces deux derniers.


Et donc il y a plusieurs de raisons de fréquenter ce forum, même si l'on ne croit pas à une hausse du cours.

En passant sur les court-termistes, friands de la volatilité de l'action (typiquement, Tusnut et BVD007, qui ont le mérite d'exposer leur attitude) et qui sont plutôt pessimistes à long terme, mais revendiquent l'idée de gagner de l'argent sur les hésitations des actionnaires, il y a donc, si on récapitule :


1. Ces court-termistes, adeptes des AR. Dont certains, moins transparents que les deux cités, n'hésitent pas à produire des messages lamentablement pauvres, du type "ça va monter", "c'est quoi cette daube, je n'y crois plus".

2. Des titulaires de FRN, qui avaient cru investir dans du dur, et s'exonérer des aléas des fluctuations boursières du titre. Et forcément désireux que les intérêts annuels promis leur soient versés.

3. Des titulaires d'OBSA, créanciers aussi, mais intéressés parallèlement à un développement du titre.

4. Des ex-salariés (de filiales autrefois rentables) déçus, qui cherchent à comprendre comment un tel gâchis a été possible.

5. Des salariés actuels inquiets de leur futur job : les konneries des dirigeants entraineront-elles les filiales françaises dans dans la faillite? Ou seront-ils vendus à des tiers dont ils ne connaissent pas les objectifs?

6. Quelques viticulteurs, qui interviennent très rarement, et restent plutôt lecteurs. Comme restent purement muets et lecteurs des acheteurs, et des scrutateurs soucieux de leurs avoirs.

7. D'autres simples spectateurs, qui cherchent eux aussi à deviner, avec moins d'implication, la fin de l'énigme. Qui n'hésitent pas à analyser les news. Et qui accessoirement, pour certains, (dont moi) savent qu'une faillite de BVD augmentera de quelques centimes ou euros leurs propres impôts et cotisations sociales. L'enjeu n'étant pas ces quelques centimes, mais la mécanique qui permet que le facture augmente. (NB : par exemple, même si dans une action en justice, le perdant est appelé à payer quelques frais, la somme demandée de frais de justice est toujours largement inférieure aux coûts réellement engagés sur le budget de l'Etat. Autrement dit, les abus de recours à des procédures judiciaires sont payés par TOUS les contribuables). Sans parler des AGS si le RJ de Moncigale conduit à une LJ.


Bref, aucune raison que ce forum soit complètement muet, vu les enjeux que cela représente. Aucune raison non plus que tous les avis soient positifs. Car au-delà des variations de cours, les enjeux dépassent très largement les PV ou MV de quelques actionnaires.

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PS pour nobch: je ne vous réponds que parce que vous me semblez plutôt sympathtique. Entre vous et les baco de service, il semble finalement y avoir un monde. Toujours est-il que, malgré ce que m'inspire vos interventions assez raisonnées, la conclusion est sûre : BVD ne vaut que entre 15 et 23 euros. Et encore, à condition que BVD arrête sa fuite en avant et sa politique de terre brûlée. Je suis profondément désolée pour vous que vous pensiez que votre adhésion à l'association de défense des actionnaires de Eurotunnel vous permettra d'augmenter vos chances de vous en sortir au plan financier. Ce qui est certain, c'est que si vous êtes dans une attitude d'actionnaire à long terme,vous y perdrez beaucoup. Quoi que vous raconte Nicolas Miguet, ou n'importe quel autre gourou.

Demandez donc aux anciens actionnaires de Eurotunnel qui ont adhéré à l'association de défense ce qu'ils en pensent.
Demandez donc aux anciens actionnaires de Loyaltouch qui ont adhéré à l'association de défense ce qu'ils en pensent.

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Non actionnaire,pas d'intention de l'être, et intervenant aux seuls titres de spectatrice, et future victime indirecte si on laisse faire les dirigeants

vendredi 16 septembre 2011

Tribunal de Commerce de Nîmes : la "Justice Consulaire" à l'oeuvre

Situation critique pour Moncigale, que Belvédère semble bien vouloir entraîner dans sa chute à tout prix.

Rappel de la situation : Belvédère a demandé la mise sous sauvegarde de sa sous-filiale en mai dernier. Puis a demandé à bénéficier d'une extension de la procédure à elle-même, en arguant d'une confusion de patrimoine (confusion justifiée, selon Belvédère, par les abus de biens sociaux qu'elle commet à l'égard de Moncigale). Le Parquet a fait appel de cette décision, et le jugement est prévu pour mi-octobre. Cet appel étant suspensif, le Tribunal de Commerce, qui avait une audience ce mardi 13 pour examiner le sort des deux sociétés aurait pu temporiser, même si BVD est d'ores et déjà en cessation de paiement (cf l'inscription du fisc et les derniers intérêts de FRN restés impayés). Ou décider du RJ de la seule Belvédère.

Il est certain que si la Cour d'Appel rejette l'extension de procédure à Belvédère, c'est le RJ quasi-assuré pour cette dernière. Mais Moncigale? Elle est en pertes, certes. Mais sa situation pourrait probablement se redresser si Belvédère lui payait ses dettes, et arrêtait de la défavoriser dans la commercialisation de ses produits. Si Belvédère arrêtait de lui imposer des contrats aux clauses léonines pour favoriser quelques copains.

Or que fait le représentant des créanciers? Il demande, contre l'avis d'une partie de ses créanciers, le RJ de Belvédère ET DE MONCIGALE. En théorie, c'est la seule solution pour exclure l'équipe actuelle de la gestion de Moncigale. Puisque dans une procédure de sauvegarde, les dirigeants gardent la main sous le contrôle des Commissaires à l'exécution du plan. Et Belvédère a déjà montré à Dijon qu'il se souciait des avis des Commissaires comme de sa dernière bouteille de Pulco. Mais pourquoi aller contre l'avis des créanciers, qui ont indiqué au journal "Les Echos" ne pas souhaiter ce RJ pour Moncigale? En craignant que cela ne conduise l'entreprise à sa disparition?

En parallèle, le vrai travail d'un administrateur judiciaire serait de tout faire pour sauver l'entreprise. Ce qui suppose qu'il tienne ses réunions de travail ailleurs que lors d'un dîner privé, sur l'invitation d'un dirigeant qu'il est précisément censé contrer.

Croisons encore une fois les doigts. Mais je le sens mal. J'espère me tromper.

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