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mardi 18 octobre 2011

Technofirst : le vent du boulet...

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On apprend aujourd'hui que Technofirst est passée à deux doigts de la liquidation judiciaire, suite à ses opérations de cavalerie avec la société IDEAC en 2005 et 2006.

Le pire n'a été évité que grâce à une transaction conclue en mai 2011 avec le mandataire à la LJ de IDEAC, aux termes de laquelle TF a versé une indemnité d'un montant non communiqué, contre abandon de l'extension de procédure.





Par ailleurs, pour éviter entre autres d'afficher une perte de 0.6 M€ sur le solde des opérations croisées avec Apollo Acoustics -Technofirst America effectuées en 2007, le PDG C.Carme s'est porté caution en 2010 des sommes en question.

(Apollo Acoustics, à qui la société avait annoncé dans un premier temps avoir acheté des brevets, puis dans un second temps penser à y prendre une participation, semble n'avoir plus d'existence, à part une vague page en construction depuis 2010 sur le site de Technofirst elle-même).



Après ces deux mésaventures, pensez-vous que TF en a tiré les leçons?

Et bien rien n'est moins sûr! Les actionnaires de la valeur ont intérêt à suivre avec attention les opérations passées avec la société Concept System. Une société de négoce domiciliée à Sophia Antipolis, et qui affiche depuis 2009 une explosion de son activité. La société, qui n'a pas de salariés, semble avoir pour seul rôle de commander des études qu'elle refacture à des tiers.

Cette société est partenaire de Technofirst, dans un petit projet de recherche "SECAP" subventionné par le pôle Pégase de la région PACA. Son site web, http://www.Conceptsystem.fr est administré par la responsable de communication de Technofirst.




Sur le plan de l'activité de recherche, on notera avec intérêt les écritures comptables rectificatives passées sur les amortissements des brevets. Qui traduisent d'une part la mise au rebut de certains d'entre eux, abandonnés , et d'autre part la constatation que certains d'entre eux ont bien été achetés sur les années antérieures mais n'ont jamais fait l'objet d'un début d'exploitation.






Enfin, on méditera sur les deux dernières remarques du CAC :

- caractère inexact de certaines informations du rapport de gestion relatives aux délais de paiement
- éléments juridiques relatifs à la dernière AK (brevet sèche-cheveux) non communiqués, et ne permettant de valider la répartition du capital (peu étonnant vu l'imbroglio juridique de cette AK par apport en nature, non autorisée au préalable)


On comprend mieux à la lecture de ce rapport pourquoi la société refusait de communiquer ses comptes complets aux actionnaires qui en faisaient la demande....



Sources : comptes, rapport de gestion et rapport du CAC parus ce jour

1 commentaire:

  1. félicitations sur ton enquête technofirst-je ne pensais pas qu'une histoire aussi farfelue était encore possible en bourse- sous couvert de sa notoriété CNRS, les augmentations de capital, les obligations- la question est où va l'argent??????

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